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07/12/2020 Newsletter - Nouvelles du Rosaire


 

Édito

Chers amis, par cette lettre d’information un peu plus étoffée que nos flashes infos, nous voulons vous parler davantage de notre pèlerinage 2020. Les conditions sanitaires n’ayant pas permis de nous rassembler pour notre traditionnelle journée d’action de grâce, vous trouverez par ces lignes quelques éléments de notre pèlerinage à Lourdes. Vous trouverez également un moment de prière proposé par Lucette et Monique et adressé plus spécialement aux hospitalières, maiLe pèlerinage vu par une hospitalière (paru dans Églisede Besançon)s qui bénéficiera à tous, ainsi qu’une petite méditation sur le mystère de l’Immaculée conception que nous fêtons ce 8 décembre.

Au moment d’envoyer ces lignes, les nouvelles de notre directeur, le frère Hugues-François Rovarino restent préoccupantes. Continuons de le porter dans notre prière avec tous les malades que nous connaissons, et plus mystérieusement, dans la communion des saint et la solidarité humaine, de tous ceux que nous ne connaissons pas.

Lucette et Benoît-Marie

Bilan du pèlerinage

Le pèlerinage vu par une hôtesse

Nous nous sommes réunis sous le thème « Renaître en enfant de lumière ». Cela cadrait bien avec les conditions particulières de cette année. Il s’agissait de renaître après les restrictions gouvernementales imposées depuis l’apparition de la pandémie due au virus SARS-Cov-2.

Pour ces raisons, ce pèlerinage s’est adressé aux pèlerins. Par mesure de précaution, il a été malheureusement impossible de convier les malades. C’est un petit nombre de participant de notre région qui a répondu à l’appel des inscriptions. Le voyage s’est effectué au libre choix de chacun, trains pour les uns, covoiturage pour les autres.

Les hôtesses sont le service du pèlerinage qui s’occupe spécifiquement des pèlerins. Vingt-quatre hôtesses ont été présentes à ce pèlerinage. Elle y ont assuré l’information des pèlerins, le guidage dans les sanctuaires et dans la ville, la vente de livrets d’homélie et conférences, ainsi que des souvenirs en audio, vidéo ou cartes postales. Il s’agit donc d’accueillir les participants, de les renseigner et de les diriger aux endroits souhaités. Pour cela, l’emplacement des hôtesses a été revu et étudié pour répondre au mieux aux différents besoins.

Les hôtesses sont souvent une premier contact avec les pèlerins qui viennent pour la première fois, ce qui a été le cas encore cette année.

La convivialité s’est vite installée. Beaucoup de pèlerins sont revenus pour nous exprimer leur impression sur leur vécu de ce pèlerinage particulier, nous disant leur joie d’être là et souvent nous manifestant déjà leur souhait de revenir.

Sans-doute était ce à Lourdes, en cette année si spéciale, un des premiers pèlerinages avec un nombre significatifs de participants. Cela a redonné un peu de vie spirituelle dans ce lieu de foi, délaissé par l’interdiction des rassemblements.

Les mesures sanitaires ont été soigneusement étudiées, mises en place, et respectées par tous. Si ce pèlerinage aura été bien particulier, il n’en aura pas moins été riche, fervent et priant.

Nelly Künzli, responsable des hôtesses

 

 

Un directeur pèlerin

Une fois n’est pas coutume, ma manière de participer au pèlerinage cette année a été assez proche de ce que vivent nos pèlerins habituellement. La préparation a été bien différente, et vous le devinez, marquée chaque semaine par des décisions à prendre pour tenir notre fidélité à la fédération d’une part, mais aussi pour assurer le maximum de précautions sanitaires pour les participants. Affichage et promotion du pèlerinage réduits à leur plus simple expression, annulation du train spécial de pèlerinage, puis de l’autocar de remplacement envisagé, pour des questions de coût, mais tout de même travail d’inscription et de suivi des hôtels.

Ce n’était pas sans appréhension que nous nous rendions à Lourdes. Il fallait assumer le choix d’être présent, malgré un risque de voir se propager l’épidémie. Trente-et un participants de notre région ont fait le déplacement jusqu’à Lourdes.

Mais une fois parti, c’est bien un pèlerinage de prêtre pèlerin qui m’attendait. Comme beaucoup, j’ai pu participer aux conférences réservées en pratique aux pèlerins en temps normal, donner mon concours à la célébration pénitentielle, concélébrer les messes du pèlerinage en vous portant dans la prière.

Par trois activités particulières nous avons pu nous retrouver dans l’amitié de la région. A l’initiative des hospitalières, nous nous sommes réunis à plusieurs pour envoyer une carte au plus grand nombre des hospitaliers actifs. Ces moments sympathique, le soir, nous ont permis de penser à chacun de vous.Vendredi matin, nous nous sommes réunis en face de la grotte, dans le jardin du silence, pour lire à voix haute, chacune des intentions que, les uns les autres, nous avez confiées, entrecoupées d’un refrain. C’était pour moi le sommet de ce pèlerinage. Enfin, nous profitions de notre nombre réduit pour un moment d’aération au Pic du Jer, traditionnel lieu de promenade depuis les débuts des pèlerinages à Lourdes. Nous devinions la vallée de Lourdes sous un bon voile nuageux, mais la balade fut une aération bienvenue.

Je retiendrais évidemment une année très spéciale où les pèlerins, valides on non, m’ont manqué. Nous n’oublions pas que le but de notre Rosaire, est bien de permettre à nos hospitaliers, à nos pèlerins, de vivre le plus nombreux possible, quelques jours de prières, de service, de formation chrétienne et de fraternité. 

J’espère vivement que 2021 pourra nous voir plus nombreux arpenter les rue de la ville, occuper le sanctuaires, et user les bancs de la grotte.

Frère Benoît-Marie

Le pèlerinage vu par une hospitalière (paru dans Église de Besançon)...

En cette année si particulière de crise sanitaire, la préparation du pèlerinage fut un extraordinaire chemin de questionnements entre les responsables de la Direction Nationale, des Directions Régionales du pèlerinage, de l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes, de la ville de Lourdes.

Cette étroite collaboration a permis la réalisation de ce pèlerinage 2020 tant espérer et vécu dans la confiance part tous ceux qui s’y sont rendus. Pour le transport chacun est venu par ces propres moyens : train ou covoiturage. À l’arrivée à Lourdes, la vue de nombreuses boutiques fermées, la fluidité inhabituelle des déplacements dans des rues quasi désertes nous ont frappés.

Les chaleureux échanges avec le personnel hôtelier et les commerçants ayant ouvert leur boutique afin que nous, pèlerins,  ne trouvions pas «  une ville morte », nous ont bouleversés. L’avenir se fait précaire et devient angoissant. Nous avons besoin d’eux et eux ont besoin de notre présence.

Les personnes fragilisées par la maladie n’ont pas pu venir. Être à leur service est le cœur de la mission des hospitaliers et hospitalières. Ce fut une vraie douleur de ne pas être tous réunis. Ils nous ont manqués. Nous les avons portés dans la prière lors des célébrations, à la grotte, au chemin de croix dans la montagne. Ensemble, les pèlerins de notre région, nous avons présenté à Notre-Dame du Rosaire, depuis le jardin du silence face à la grotte les intentions de prière collectées auprès des personnes restées chez elle. Ce fût un moment émouvant de partage, de communion spirituelle. Ce lien fut rendu possible par tous les moyens numériques d’internet élaborés par les frères dominicains. Les lecteurs pourront d’ailleurs aller découvrir un peu de ce que nous avons vécu, par la diffusion de résumés en vidéo des célébrations, ou les riches conférences qui ont été filmées. Pour cela, rendez-vous sur le site du pèlerinage : www.pelerinage-rosaire.org

Autre temps vécu avec les pèlerins de notre région Bourgogne-Franche-Conté, Aube et Haute-Marne : les équipes du Rosaire de notre régions nous ont invités pour un moment d’échange et de prière au pied de la Vierge Couronnée.

 Ce pèlerinage fut « le même pèlerinage du Rosaire » que les précédents avec de belles et ferventes célébrations, procession, et nourrissantes conférences. Toutes les branches (hospitalité, commissaires, hôtesses, choristes) étaient présentes en effectif réduit, néanmoins œuvrant efficacement au service des pèlerins.

Tous les bénévoles n’ont pas eu leur mission habituelle mais pour certains, l’opportunité de vivre ces trois jours en tant que simples pèlerins. Quelle joie de pouvoir vivre une parenthèse et se ressourcer comme Marie au pied de Jésus, pour comme Marthe, retrouver l’année prochaine un service auprès des personnes malades.

Que Notre-Dame du Rosaire, nous aide à renaître en enfant de lumière.

Nous vous donnons déjà rendez-vous pour le prochain pèlerinage du Rosaire, en 2021, qui se tiendra du 5 au 10 octobre 2021. Lourdes nous attend !

Monique Ramel, responsable des hospitalières

Puis par un brancardier

Après quelques hésitations et comme Martine souhaitait aller à Lourdes par le train, c'est par ce moyen de transport que nous avons rejoint la cité Mariale le mardi 6 octobre. Monique et Jean-François nous accompagnaient. 

Nous avons passé et vécu un bon pèlerinage malgré les conditions que nous connaissons, tout était bien organisé. Nous avons pu participer ensemble, tous les deux, aux célébrations, sans pression, à notre rythme, ainsi qu'à diverses conférences. C’est une chose que l'on ne peut faire habituellement quand nous sommes en service. Nous nous sommes souvent recueillis à la grotte, pour y prier et penser à ceux qui nous sont chers, aux malades, aux hospitalières et hospitaliers qui n'ont pu se joindre à nous.

Nous sommes passés aux piscines, avec le geste adapté de l'eau : nous nous sommes lavé les mains et le visage et avons bu un peu d'eau de la grotte.

Nous avons bien apprécié la présence et l’aide dans la prière d’un frère dominicain en déposant nos cierges aux brûloirs.

Nous avons accompagné notre ami Jean-François pendant ce pèlerinage. Il nous a donné une leçon de courage et de volonté en faisant le chemin de croix sur la montagne  seul (Il disait souvent tout est Grâce ), et était très heureux de se rendre à la grotte.

Ce pèlerinage était bien différent des autres années sans pèlerins en accueil, trois à quatre mille pèlerins, une gare de Lourdes desserte, beaucoup d’hôtels et magasins fermés. Bien triste !!

Vivement 2021 en espérant de meilleurs conditions.

Jean-Paul Arnoux, brancardier

Retrouvez le pèlerinage en image

Vous pouvez retrouver des vidéos ou des photographies sur le site national du pèlerinage.

Nous avions la chance d'avoir notre propre photographe, comme l'an dernier, et François Julien met à vore disposition les photos qu'il a prises. N'hésitez pas à aller les voir. Ce sera un beau témoignage en couleur !

Photos 2020 de la région Bourgogne Franche Comté, Aube et Hauite-Marne.

 

Prières des hospitalière

Message

Chers ami(e)s, en ce temps d’épreuves et d’incertitude, il est bon de nous souvenir que notre maman du ciel a elle-même vécu des moments de profonde inquiétude lors de sa vie terrestre. Malgré la surprise et même parfois l’incompréhension face aux événements inattendus surgissant dans sa vie, elle n’a jamais douté de la bonté de Dieu.

Elle sait nous guider sur le chemin de la foi et de l’espérance.

Continuons de la prier avec ardeur en ce temps de l’Avent où son Fils bien aimé, par elle, vient nous sauver.

Lucette et Monique

Prière

Vierge Sainte,

au milieu de vos jours

glorieux, n’oubliez pas les tristesses de la terre,

jetez un regard de bonté sur ceux qui sont

dans la souffrance, qui luttent contre les

difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres

aux amertumes de cette vie.

Ayez pitié de ceux qui s’aimaient et

qui ont été séparés.

Ayez pitié de l’isolement du cœur.

Ayez pitié de la faiblesse de notre foi.

Ayez pitié des objets de notre tendresse.

Ayez pitié de ceux qui pleurent.

Ayez pitié de ceux qui prient, de ceux qui tremblent.

Donnez à tous l’espérance et la paix.

Ainsi soit-il.

 

Autour de l'Immaculée conception

Quel chemin emprunter pour naviguer entre la manière dont Marie se présente à Bernadette, « Que soy era Immaculada councepciou », le 25 mars 1958, au jour de la Solennité de l’Annonciation, la formulation si particulièrement catholique de l’expression de la foi, pas toujours facile à comprendre ?

 

Si nous fêtions cette Annonciation, le moment où l’ange vient recueillir le consente de la future mère de Jésus, nul doute que nous l’associerions au mystère de la nativité de Jésus que nous préparons activement, peut-être une crèche, ou tout image mettant en valeur cette vérité profonde que Dieu vient nos rejoindre dans notre chair, dans notre vie humaine, avec ses joies et ses peines, avec ses difficultés et ses moments de grâce. Ces deux mystères vont de pair.

 

Lorsque nous fêtons l’Immaculée conception, malgré l’Avent au sein duquel la fête se situe toujours, c’est plutôt l’image de l’eucharistie, et donc au mystère du salut que Jésus est venu nos apporter par sa croix et sa résurrection, qu’il nous permet de rendre présent par l’eucharistie. L’Immaculée conception rime, d’une certaine manière avec rédemption, avec cet acte profondément miséricordieux par lequel Dieu vient nous redonner son amitié en le scellant par le don que Jésus fait de sa vie.

 

Ne nous étonnons pas qu’à Lourdes, nos prières culminent dans la célébration de la messe, et dans la procession eucharistique. Nous venons y célébrer le Christ à l’invitation de Marie. Elle nous y conduis. Toute la vie de Marie est de nous donner son Fils. J’avais beaucoup aimé ce petit mot du père Horatio Brito, il y a quelques années, lors d’assises du pèlerinage, qui nous posait la question suivante : « pourquoi Bernadette a-t-elle bénéficié des apparitions de Marie ? » Pourquoi, ou plutôt, « Pour quoi ». « Pour qu’elle puisse faire sa première communion ! », nous disait-il. L’effet des apparitions de Marie à Bernadette a été de lui permettre de suivre le catéchisme puis de recevoir le sacrement de l’eucharistie.

 

L’eucharistie est centrale à Lourdes, parce que l’eucharistie est étroitement liée à ce don de la vie. Nous pourrions aussi y associer le baptême, que nous honorons par l’importance de l’eau, les ablutions, la piscine.

 

Célébrer l’immaculée conception de Marie, c’est célébrer la grandeur Dieu qui prépare en elle l’écrin qui recevra le Verbe venu nous réconcilier avec Lui et nous faire entrer dans son intimité. Remercions notre Dieu d’avoir eu une telle confiance dans cette humanité préservée de Marie.

 

Frère Benoît-Marie

 

 

Les photos de la newsletter proviennent de Sophie Delay et François Julien.



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